Notre ventre est le siège des émotions, il est considéré comme notre deuxième cerveau.  Il est constitué de 200 millions de neurones qui communiquent avec notre cerveau par l’intermédiaire du nerf vague. Il sécrète 85% de la sérotonine, un neuromédiateur de la bonne humeur ! Et 70% de notre système immunitaire est fabriqué dans notre intestin ! L’intestin possède son propre système nerveux entérique ! Celui-ci communique avec le système central via le nerf vague.

 L’intestin, carrefour de mon destin Docteur Philippe Fiévet

 


C’est quoi le nerf vague ?

Le nerf vague permet à l’intestin et au cerveau de communiquer en permanence, en envoyant des informations via les neurotransmetteurs….
Ex: Vous mangez un aliment infecté, l’intestin enverra un message au cerveau et aussitôt celui-ci lui demandera d’arrêter sa digestion et vous fera vomir afin d’éliminer l’aliment, dans le but de protéger l’organisme d’un danger.
Il permet de gérer nos émotions par la sécrétion de ses nombreux neurotransmetteurs, surtout par leur équilibre.


Quels sont les neurotransmetteurs dont nous parlons ?

La dopamine fournit l’énergie, c’est notre starter. Elle nous permet d’aller de l’avant et de trouver l’enthousiasme
• L’acétylcholine
permet de développer la créativité, la mémoire et le mouvement
La noradrénaline module l’attention et l’apprentissage
La sérotonine régule l’humeur, va influencer nos comportements alimentaires et sexuels
Le Gaba canalise notre énergie et le calme intérieur
Pour en savoir plus : Voir la vidéo de David Le François sur les neurotransmetteur

 

Le lien entre les maladies et l’intestin

Actuellement, la science a mis en évidence l’axe intestin-cerveau et a établi un lien de causalité entre la dysbiose intestinale (déséquilibre) et les maladies mentales, l’autisme, la dépression, l’obésité, Alzheimer, Parkinson, le diabète, les maladies auto-immunes et les cancers.
Dès qu’il y a dysbiose, l’inflammation va perturber la sécrétion des neurotransmetteurs et de ce fait notre humeur, nos comportements, notre état cognitif seront perturbés.
L’anagramme : TRIPES = ESPRIT

 

 

Expérience qui met en lumière l’importance de l’équilibre du microbiote intestinal pour rester en bonne santé
Expériences de Stephen M.Collins, professeur chercheur à l’université McMaster au Canada

Dans un premier temps, il a implanté le microbiote intestinal de souris calmes, non stressées, dans des souris agressives : Les souris agressives sont devenues calmes.
Dans un 2ème temps, il a implanté le microbiote intestinal de souris agressives dans des souris calmes : les souris calmes sont devenues agressives. C’est la preuve expérimentale que le microbiote influence notre cerveau ! 
Il a été mis en évidence que le microbiote des sujets obèses est très différent du microbiote d’un sujet à poids normal.
Une bactérie identifiée « Akkermensia muciniphila »  est absente chez les sujets obèses. Cette bactérie permet de produire du mucus afin que les bonnes bactéries s’installent.
L’objectif serait de recréer des conditions favorables à l’installation de « Akkermensia muciniphila » et d’autres bonnes bactéries.

La recherche a permis de déterminer la carte génomique du microbiote appelé métagènome, il est unique pour chacun d’entre nous. Certains laboratoires d’analyses médicales réalisent ce type de bilan, ce qui est une avancée extraordinaire ! On entend de plus en plus parler de la transplantation du microbiote fécal dans les cas de clostridium difficile, cela consiste à administrer des matières fécales provenant d’un sujet sain. Plus de 90% des patients ont été guéris de leur infection à clostridium difficile.